Climate Chance Afrique

Sommet Climate Chance Afrique : Au delà des travaux, une fenêtre ouverte sur Abidjan

Une rencontre en cache très souvent une autre. Le Sommet Climate Chance Afrique qui s’est tenu du 28 au 29 juin 2018 à Abidjan n’a pas dérogé à la règle. Non seulement il a réussi l’exploit de réunir plus de 600 acteurs non-étatiques de 41 nationalités, dont 27 du continent africain, engagés pour l’environnement et la lutte contre le changement climatique; mais il a aussi permis à plusieurs de découvrir Babi (Abidjan) et ses mille et une merveilles, sur fond de nouvelles collaborations et de nouvelles amitiés. Laissez-vous emporter vers cette fenêtre ouverte sur Abidjan !

fenêtre ouverte sur Abidjan
Rue du Plateau, Abidjan. En route pour les travaux, malgré la pluie. 🙂 Crédit photo : E.L.

De Bassam à la Forêt du Banco, en passant par le Plateau et Cocody, les jeunes issus de la délégation de l’Office Franco Québecois pour la Jeunesse (OFQJ) et Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ) ne se sont pas faits prier pour emporter dans leur mémoire des souvenirs qui leur permettent de maintenir le pont entre la Côte d’Ivoire et leurs pays respectifs.

Tout débute par une visite éclair à Grand-Bassam

Il est environ 2 heures de l’après-midi, le lundi 25 juin, lorsque je reçois un message. L’expéditrice, Elizabeth, est la première participante de la délégation de l’OFQJ à fouler le sol ivoirien, et elle n’a aucunement l’intention de perdre du temps. Méticuleuse comme la plupart des membres de ladite délégation dont je fais partie, elle a déjà la « feuille de route » de son séjour à l’esprit : « En marge du Sommet, je dois visiter Bassam, le Marché d’Adjamé ou le marché artisanal de Marcory, la Cathédrale du Plateau, le Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire… » Le programme s’annonce déjà très dense.

fenêtre ouverte sur Abidjan
Marché Artisanal CAVA, Abidjan, Commune de Marcory. Crédit photo : E.L.

Il faut donc mettre à profit chaque minute dont nous disposons afin de visiter le maximum des sites. Après un quart d’heure d’échanges, la décision est prise : Yannick, un sympathique collègue, propose de nous prendre à bord de son véhicule pour se rendre ensemble à Bassam.

En moins d’une heure, nous y sommes. Elizabeth a le temps de contempler la mer et même de profiter de ses vagues.

fenêtre ouverte sur Abidjan
Plage de Bassam. Crédit photo : E.L.

Dès le retour à Abidjan, nous faisons escale dans la communauté villageoise de Blockauss. Là, les beaux restaurants en bordure de lagune ne laissent pas notre hôte indifférente. Elle est visiblement heureuse de ces rapides heures enivrantes qui agrémentent allègrement son séjour.

fenêtre ouverte sur Abidjan
Restaurant en bordure de lagune, à Abidjan, village de Blockauss. Crédit photo : E.L.

Sa sympathie et son dynamisme exceptionnel nous captivent, mon collègue et moi. Il faut lui trouver un nom à l’Ivoirienne : « AYA* ! On va t’appeler AYA ! ». Et lorsqu’elle s’interroge sur la signification de ce nom, pour garder le suspense, promesse est faite de lui en parler plus tard. 🙂

Derrière le Sommet Climate Chance Afrique, il y a aussi des Abidjan by night

L’astuce a été bien trouvée : elle permet aux participants des délégations OFQJ & LOGIQ de se faire une opinion de la ville d’Abidjan, dont les nuits chaleureuses dans des zones comme l’allocodrome de Cocody et la Riviera 2 sont l’une des caractéristiques. Comme une belle petite famille, nous nous retrouvons à ces endroits là pour dîner ensemble et partant, renforcer nos liens. Au menu : poulets braisés, poissons braisés, choukouya* de poulet, alloco*, escargots braisés… la bonne humeur aussi – sans compter les bières locales et le vin local.

fenêtre ouverte sur Abidjan
Abidjan By Night, Allocodrome de Cocody Riviera 2. Crédit photo : E.L.

Pour le plupart d’entre eux, c’est l’occasion de découvrir l’attieke* et sa saveur. Comme on le dit en Côte d’Ivoire, « Vraiment, on a mis Abidjan sur un pied ! » :).

Il y a également les nuits longues de l’hôtel où nous étions hébergés

Plutôt que de monter dans nos chambres respectives pour nous reposer après des journées de travail très chargées, on s’est parfois retrouvés dans le hall de l’hôtel pour papoter durant plusieurs heures. J’ai encore en mémoire ce jour où décidément, une faim collective s’est emparée de nous, parce que nous n’avons pas eu le temps d’aller dîner au restaurant. Il fallait nous mobiliser pour la combattre jusqu’à son dernier retranchement. 🙂

fenêtre ouverte sur Abidjan
Dans notre Q.G., 🙂 à l’Hôtel, à Abidjan, Commune du Plateau. Crédit photo : M.K.

Ce jour là, chacun a apporté ce qu’il avait en réserve en chambre, en vue de constituer notre « arsenal alimentaire ». Soudain, une surprise ! Un plateau de fruits nous est servi. Je dis Merci au passage à la gentille personne qui en a eu l’initiative ! Elle se reconnaîtra. Merci également à Ibrahim pour le paquet de viande séchée venu tout droit du Niger. C’était vraiment super !

Et ce n’est pas tout ! Nous avons gardé le meilleur pour la fin, à travers une visite effectuée au Parc national du Banco, une forêt luxuriante de 3574 hectares dressée en plein cœur d’Abidjan. Les absents ont eu tort ! Mouna et Marie-Eve pourront vous dire comment c’était génial !

fenêtre ouverte sur Abidjan
Mouna, Marie-Eve et moi en plein cœur du parc national du Banco. Crédit photo : M.Z.

Le Sommet Climate Chance Afrique n’a pas qu’accouché de bonnes résolutions pour le renforcement du combat des acteurs non-étatiques contre le changement climatique. Il a aussi accouché d’une famille de jeunes acteurs engagés pour le Climat !


*AYA : Aya est un prénom akan (groupe de peuples du Ghana et de Côte d’Ivoire). Il s’applique à une fille née le vendredi chez les Baoulé, un groupe ethnique du centre du pays. Le prénom correspondant pour les garçons est Yao.

*Choukouya : Viande braisée vendue sur le marché ou sur le bord du trottoir.

*Alloco : L’alloco ou alloko sont des bananes plantain frites que l’on trouve dans toute l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

*Attieke : L’attiéké est l’un des mets ivoiriens qui traverse les frontières. Fait à base de semoule de manioc, c’est un couscous traditionnel prisé de tous les Ivoiriens et des amis du pays.

M.Z.

2 réflexions sur “ Sommet Climate Chance Afrique : Au delà des travaux, une fenêtre ouverte sur Abidjan ”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *