Je vous invite à la découverte de Grand-Lahou !

Dans le cadre de la 3ème édition de sa sortie touristique #AkpanyTour2018, Akpany Blog a organisé le 28 avril dernier à Grand-Lahou, une activité qui a rassemblé une trentaine de personnes. L’objectif était de découvrir les richesses culturelles de la « Cité aux trois eaux ».
Lorsque j’ai reçu l’invitation à participer à cette excursion, je n’étais pas très chaud au départ. Mais ma passion pour la nature et les découvertes m’a fait changer d’avis. J’ai donc tenu à partager avec vous cette riche expérience.

Pourquoi la « Cité aux trois eaux » ?

Un couple dans une pirogue pleine de noix de coco

Selon notre guide du jour, le nom Grand-Lahou est issu d’une déformation de la langue Avikam (principal groupe ethnique en Côte d’Ivoire) : « Agrakalahou ! » – Une malédiction proférée contre les colons à l’époque du commerce triangulaire, par les parents des bras valides pris de force (comme esclaves), et qui signifie : « Avant d’arriver à destination, périssez en haute mer ! ». Les « Gaous » aussi pensaient qu’on leur disait : « Au revoir ! Rentrez bien… ! » lol.

Le village, Brafédon, ancien site de l’actuelle ville balnéaire où nous avons déposé nos valises est situé entre la mer et la lagune Tagba (d’une superficie de 190 Km2), et entretient une limite avec le fleuve Bandama. Ce qui fait de cette ville située à environ 100 kilomètres à l’Ouest d’Abidjan, la « Cité aux trois eaux ».

Avant les années 50, Brafédon était sur le cordon littoral jusqu’à ce que le village soit délocalisé en 1951, compte tenu de l’avancée de la mer.

Un voyage plutôt marqué d’impatiente

Chez le Chef du village de Bradéfin

Partis d’Abidjan dès 8 heures, nous sommes arrivés à Brafédon à 11 heures. Sur place, une équipe d’Akpany Blog qui était déjà là nous a accueilli. Rapidement, les premières présentations sont faites par l’un des membres du Comité d’organisation.

Chacun de nous a désormais une idée plus ou moins nette de ce qui nous attend sous ce soleil imposant et des sympathiques personnes qui nous tiendrons compagnie durant cette journée de découvertes.

Nous sommes ensuite conduits chez le Chef du village afin de recevoir ses bénédictions pour la suite du programme.

Cap sur la lagune Tagba !

En route pour la balade lagunaire

On embarque. Trente cinq personnes dans un bateau artisanal, sinon une pirogue moderne (dotée d’un moteur), j’ai commencé à me demander s’il était vraiment nécessaire pour moi de prendre part à cette balade lagunaire. Je n’ai pas le temps d’aller au bout de ma réflexion que le « capitaine de bord », sinon le piroguier met en marche le moteur.

Lagune Tagba

Et c’est parti ! Nous sommes en plein cœur de la lagune Tagba, où nous avons pu voir plusieurs sites touristiques plus attrayants les uns que les autres. Destination : le mythique village, Lahou Kpanda, anciennement Cap Lahou, autrefois  passage des esclaves avant leur embarcation. Il est l’un des symboles de l’érosion côtière, ce phénomène environnemental auquel les autorités gouvernementales peinent à trouver une solution.

Avancée de la mer à Lahou Kpanda : cette image parle d’elle même

Ses habitants, majoritairement des pêcheurs, ont érigé sur les lieux des constructions de fortune en bambou et feuilles de palmier qu’ils déplacent régulièrement de quelques dizaines de mètres chaque fois que les vagues se font plus proches. Comme le dirait un ami, ils sont pris en sandwich entre la mer et la lagune.

Village de pêcheurs, Lahou Kpanda

Et si rien n’est fait, ce village sera condamné à disparaître sous l’océan Atlantique dans les prochaines années avec son lot de réfugiés climatiques. N’empêche, pour l’heure, les bambins profitent de la vie !

Bambins de Lahou Kpanda

Le moment tant attendu

Un peu plus d’une heure sur la lagune Tagba, en passant par l’embouchure du fleuve Bandama, on aperçoit par endroits les vagues en pleine agitation de l’autre côté de la bande de terre, ce fut un véritable exercice de sérénité !

Surtout avec la pirogue qui de temps à autre semblait déséquilibrée, accompagnée des mises en garde de notre fameux « capitaine de bord » : « Svp ne vous appuyez pas trop sur un côté… »; « Restez assis de manière équilibrée ! »; « Sortez vos mains de l’eau ! L’endroit  où nous nous trouvons, des poissons barracudas peuvent vous attaquer s’ils voient un corps étranger bouger dans l’eau… ».

Je ne sais pas qui parmi nous va me dire qu’il n’a pas eu une grande frayeur juste quelques minutes.  En tout cas j’adore la nature et les découvertes mais là je me disais intérieurement: « Eh Dieu, c’est nature là qui va me tuer un jour ! » En un mot, j’avoue que la peur s’est emparée de moi au cours de la traversée. Une peur saine !  

Après ces instants sensationnels, nous marquons enfin un arrêt sur l’île « Singapour » (située entre la lagune Tagba et l’océan Atlantique)  pour le déjeuner. J’étais tellement soulagé [comme la plupart des participants] de descendre de la pirogue pour me retrouver sur une bande de terre que je n’avais plus faim… Mais au vu des mets locaux soigneusement présentés, je me suis vite ressaisi. Vous-mêmes voyez un peu :

J’ai oublié son nom, mais c’était doux 🙂
Mon Plat 🙂
Crabes poilus (Le Kébé en langue locale)

Quelques « confidences » :

*J’ai remarqué qu’aucun des participants n’a eu le courage de nager dans les vagues où nous étions. Rester assis tranquillement sur la bande de terre est mieux. Lol

Avec des Jeunes Avikams

* J’ai découvert un jeu initié par les organisateurs (jeu de mimes) dont le principe était assez complexe pour moi, mais il fallait s’y prêter car le but était de s’amuser un peu. Je me suis donc surpris en train d’imiter un gorille et un papillon ! Eeeh vraiment ! lol

* Grâce à cette belle journée, j’ai rencontré une jeune entrepreneure super dynamique, créatrice de la marque de vêtements Buterfly Clothes. Une marque que je kiffe grave déjà !

* Plus nous rencontrons dans notre quotidien des personnes sympathiques, plus nous sommes relaxes. Au cours de cette expérience, j’ai fait la rencontre de personnes plus sympathiques les unes que les autres au point où j’ai eu l’impression que l’équipe de Akpany Tour procédait par casting pour recruter ses participants. J’aimerais bien garder contact le plus longtemps possible avec certains.

La photo de Famille avant le Départ

* J’ai rencontré des jeunes ressortissants de Grand Lahou (précisément de Brafédon) très dynamiques, ambitieux et plein d’espoir, avec qui j’ai gardé le contact car je compte y retourner…

M.Z.

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