Je m’engage à combattre la pollution plastique, et vous ?

Depuis 1974, le 5 juin est la journée mondiale de l’Environnement. Cette année, le thème est le suivant : « Combattre la pollution plastique ». Cette journée est l’occasion de réfléchir aux différents problèmes environnementaux, l’objectif est d’apporter des solutions concrètes et durables pour le bonheur des générations futures.  Une phrase pourrait résumer l’esprit de cette journée : comme l’a si bien dit la « citoyenne de la Terre » (la Norvégienne Gro Harlem Brundtland « La terre ne nous appartient pas, nous l’héritons de nos ancêtres et nous l’empruntons à nos enfants ».

C’est important de souligner le devoir qui nous incombe : préserver notre environnement contre toute forme d’atteinte, dont l’une des plus nuisible est aujourd’hui la pollution plastique. Et ne nous embarrassons pas de fioritures, la situation est réellement alarmante.

Un constat préoccupant…

Ces dix dernières années, nous avons produit plus de plastique que depuis les années 1930 (quand le plastique a été créé)  ! C’est dire l’ampleur que le plastique a pris dans nos vies !

Savez-vous par exemple combien de sacs en plastiques vous utilisez personnellement chaque année ? Non ? Vous n’avez pas fait le calcul ? Au niveau mondial, le calcul a été fait : chaque année, nous utilisons jusqu’à 5 billions (5.000 milliards) de sacs en plastique. Ca ne vous parle pas beaucoup ? Cela correspond à  presque 10 millions de sacs plastiques par minute !

Chaque année un million de bouteilles en plastique sont achetées chaque minute dans le monde. En 2016, 480 milliards de bouteilles en plastique ont été vendues  ! Chaque année, 17 millions de barils de pétrole sont utilisés pour la production de bouteilles d’eau en plastique.

50% du plastique que nous utilisons est à usage unique ou jetable.
Ainsi, chaque année, jusqu’à 13 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans les océans, faute d’être recyclés. Si nous ne changeons rien, en 2050, on trouvera plus de plastique dans les océans que de poissons. La quantité de plastique qui finit dans les océans est suffisante pour faire l’équivalent de quatre fois le tour de la Terre en une seule année, et peut persister dans l’environnement jusqu’à 1000 ans avant de complètement se désintégrer.

Le plastique représente 10% de tous les déchets générés. Aujourd’hui, près d’un tiers des emballages en plastique que nous utilisons échappent aux systèmes de collecte et finissent par polluer notre environnement.

En Côte d’Ivoire, ce sont plus de 200 000 tonnes de sachets plastiques qui sont produits chaque année par les industries. La quasi-totalité des déchets plastiques sont abandonnés çà et là dans la nature, obstruant et dégradant les ouvrages d’assainissement et de drainage.

Pourtant…

La thématique de la préservation et valorisation des océans et des mers est l’objectif n°14 des 17 Objectifs de développement durable (ODD) adoptés en 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies.

L’objectif 14 de Développement Durable, affirme que notre eau de pluie, notre eau potable, notre météo, notre climat, nos côtes, une grande partie de notre nourriture, et même l’air que nous respirons… tous sont alimentés et régulés par la mer. Aussi, tout au long de l’histoire, les océans et les mers ont été essentiels pour le commerce et le transport. Plus de 3 millions de personnes dépendent de la biodiversité marine et  côtière pour subvenir à leurs besoins.

Une pollution qui menace la vie marine et humaine

Chaque année, les tonnes de plastique qui finissent dans les océans, causent la mort de 100.000 mammifères marins. 40% des océans du monde sont fortement touchés par les activités humaines, y compris la pollution, l’épuisement des ressources halieutiques et la disparition des habitats côtiers.

Des sacs plastiques ont été retrouvés sur le sommet du mont Everest, sur les calottes polaires et dans les endroits les plus profonds de l’océan.

En ce qui concerne la santé humaine, la consommation d’espèces animales ayant ingéré du plastique provoque chez l’être humain des problèmes digestifs importants et est à l’origine de certains cancers selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

En Côte d’Ivoire, n’est pas rare d’observer ces déchets plastiques dans les villes, les marchés, les zones rurales, les berges lagunaires et côtières. Pourtant, notre pays a pour but d’être émergent à l’horizon 2020,  dans moins de 2 ans !

Il est plus que jamais temps de joindre l’action à la réflexion

Pour ce faire, à travers l’excellente initiative de l’association No plastic in my sea,  j’ai décidé de partager avec vous les gestes que je compte intégrer définitivement dans mes habitudes :

1. Les pailles en plastique : Boire avec une paille en plastique ? Quel intérêt ? Ça fait peut être chic, mais je les trouve complètement inutiles. Tu achètes même du jus de « bissape », on te tend une paille en plastique… Vous ne me verrez plus utiliser cet objet en plastique qui se retrouvera ensuite dans les océans pour des dizaines d’années. Je vous encourage à en faire autant. Des actions sont d’ailleurs menées dans plusieurs pays pour son interdiction, tant les pailles en plastiques polluent nos océans. C’est le cas du gouvernement britannique qui prévoit d’interdire les pailles (et les cotons tiges en plastique) d’ici fin 2018. Un exemple qui devrait nous interpeller.

 

 

2. Les bouteilles de « sucrerie » en plastique : Je m’engage à ne plus acheter ce types de bouteilles de « sucrerie », en privilégiant les bouteilles  en verre. Les bouteilles en plastique se sont imposées  dans les années 60 -70, mais elles n’existaient pas auparavant et ça ne manquait à personne !

3. Les verres jetables : Inutile d’insister si vous me proposez une boisson dans un verre jetable. Ce serait peine perdue : inévitablement  je  refuserai poliment. Et si vous commenciez apporter un verre ou une tasse à café réutilisable au bureau ?

4. Sacs plastiques : Cela fait un peu plus d’un an que je garde toujours avec moi un sac de type biodégradable, surtout lorsque je dois faire des emplettes. Il me permet d’éviter la pollution plastique.

 

 

 

 

 

5.Amoureux de la nature, j’encourage toute personne désirant participer à mes balades dans la nature, en bordure de mer, à se conformer à mes engagements… et assurez vous de ne pas être en possession de sacs plastiques si l’idée vous venait de faire un tour chez moi !Et vous, quel sera votre engagement durant le #noplasticchallenge ?

Engageons-nous à #CombattreLaPollutionPlastique, afin d’agir  pour la bonne préservation de l’environnement, mais aussi et surtout, pour conserver les ressources marines dont nous dépendons pour notre avenir.

M.Z.

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