magtouss

La 12ème édition du Weekend Annuel de la Gouvernance de la Fondation Mo Ibrahim démarre ce vendredi à Abidjan

Abidjan accueille le Weekend Annuel de la Gouvernance de la Fondation Mo Ibrahim (IGW) au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Cet événement phare de ladite Fondation qui est aujourd’hui à sa 12ème édition s’étendra sur trois jours : 5, 6, 7 avril.

Cette année, le IGW sera axé sur le sujet clé des migrations africaines. Plusieurs débats seront menés par des Intervenants africains et porteront sur les difficultés et les possibilités que représentent les migrations extra et intercontinentales, ainsi que leurs principaux liens avec les attentes des jeunes, l’emploi et la mobilité.

Une conférence de presse a été animée ce jeudi 04 avril à cet effet, par la Directrice Exécutive de la Fondation Mo Ibrahim, Mme Nathalie Delapame.

Madame Nathalie Delapalme, au cours de la conférence de presse
Madame Nathalie Delapalme, au cours de la conférence de presse

Pourquoi le choix de la Côte d’Ivoire ?

« Nous sommes très heureux d’être ici, c’est un pays magnifique. Pour nous, c’est formidable d’être en Côte d’Ivoire ! », S’est réjouie la Directrice Exécutive, face à la presse, avant de poursuivre « Cela fait très longtemps que nous ne sommes pas venus dans un pays francophone (…) Et en plus d’être un pays d’accueil des populations migrantes, la Côte d’Ivoire a réalisé, les 10 dernières années, le plus beau parcours parmi 54 pays du continent, dans Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) : du 41ème rang en 2008 au 22ème rang en 2017. »

Cette rencontre de haut niveau sera l’occasion de faire l’état des lieux de la migration en revenant sur certains préjugés relatifs à ce fléau. Une cérémonie dédiée à la mémoire de Koffi Annan, une première du genre dans un pays africain est également prévue au cours de cet événement.

Plusieurs personnalités sont attendues, parmi lesquelles le Président de la République de Côte d’Ivoire, SEM. Alassane Ouattara, l’homme d’affaires Aliko Dangote, l’Entrepreneur Mo Ibrahim et le fils de Koffi Annan, M. Kodjo Annan…Vous pouvez suivre via le hastag : #MIFABIDJAN.

Avant de franchir le bord de la lagune Ebrié, l’année dernière, c’est la ville de Kigali qui accueillait le Weekend Annuel 2018 de la Gouvernance de la Fondation Mo Ibrahim.

M.Z.


Que retenir de la 4è Assemblée Générale des Nations Unies pour l’Environnement ?

Mlle Mouna Chambon, titulaire d’un Master en Géopolitique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Membre de l’association CliMates a pris part à la 4ème Assemblée Générale des Nations Unies pour l’Environnement, qui s’est achevée vendredi 15 mars 2019 à Nairobi. Elle a bien voulu partager avec moi, les principaux points ayant marqués ce rendez-vous de la plus haute instance de décisions en matière environnementale dans le monde.

« Tout au long de la semaine, les délégués ont discuté de solutions innovantes pour relever les défis environnementaux et garantir la consommation et la production durables. », confie-t-elle. Elle affirme également que la protection des droits humains fut au cœur des débats, avec l’adoption de la première résolution de l’ONU Environnent pour le genre.

Les participants ont pu découvrir le FlipFlopi, un bateau en plastique recyclé, lors de son escale à Nairobi

Le Flipflopi, un bateau fabriqué en Afrique de l'Est et qui vaut 10 tonnes de plastiques recyclés. Crédit photo : ONU Environnement
Le Flipflopi, un bateau fabriqué en Afrique de l’Est et qui vaut 10 tonnes de plastiques recyclés. Crédit photo : ONU Environnement

En bref, il s’agit d’un projet lancé en 2016 pour sensibiliser sur la pollution plastique dans les océans, notamment sur les côtes kenyanes. Construit à partir de matériel plastique (10 tonnes de plastiques recyclés), le bateau a fait l’objet d’une expédition de 500 Km entre l’île kenyane de Lamu (Nord est Kenya) et l’île Tanzanienne de Zanzibar en vue de mener cette campagne de sensibilisation de manière fun et originale, et faire prendre conscience aux uns et aux autres, de la nécessité de surmonter l’un des plus grands défis environnementaux au monde : la pollution par les plastiques.

Quelles sont les impressions de Mouna au sortir de cette importante Assemblée Générale ?

Mouna, embarquée dans le Flipflopi, à Nairobi. :) Crédit photo : Mouna Chambon
Mouna, embarquée dans le Flipflopi, à Nairobi. 🙂 Crédit photo : Mouna Chambon

« Avec la nomination de la Danoise Inger Andersen comme nouvelle Directrice de l’organisation, j’espère que l’action des Nations Unies pour l’Environnement saura répondre de manière ambitieuse à la hauteur des enjeux, en favorisant une transformation durable juste et inclusive de nos sociétés ! »

M.Z.

 


Buterfly Clothes, laissez le papillon en vous prendre son envol !

Jeune, dynamique, ambitieuse et dotée d’un sens élevé de l’innovation, elle fait partie de ces Jeunes Leaders qui portent haut le drapeau de notre cher pays, la Côte d’Ivoire, à travers leurs initiatives. Âgée de 23 ans, elle est fondatrice d’une marque de vêtements dénommée «Buterfly Clothes», un projet démarré en janvier 2013 avec la Collection « Classique ».

Buterfly Clothes
Miss Diakité Fery, Fondatrice de la marque « Buterfly Clothes »

Au moment où elle s’apprête à lancer sa toute dernière collection dont la sortie est prévue pour très bientôt, Fery Diakité a bien voulu partager avec nous son aventure entrepreneuriale. Un récit inspirant !

Buterfly Clothes
Buterfly Clothes

Que représente l’idée de Buterfly Clothes ?

BUTERFLY CLOTHES CI est une entreprise de création de vêtements devenue une entreprise individuelle le 02 février 2016. «L’idée se décline en trois phases : un rêve, une expérience, et une vision. Tout a commencé par un rêve, il s’agissait pour moi de créer ma propre ligne de vêtements, une marque qui serait de moi et qui habillerait tous les jeunes comme moi.

Buterfly Clothes
Buterfly Clothes

Au début, je ne maîtrisais absolument pas l’environnement dans lequel je me lançais, mais j’avais la passion et c’est tout ce qui m’importait. Puis avec le temps, c’est devenu une expérience. Une expérience parce que j’ai énormément appris en tant que jeune entrepreneure.

J’ai su ce que c’était que tenir une comptabilité, proposer une gamme de vêtements pour tout âge, gérer le stress d’une nouvelle collection qui doit apporter plus que la précédente. C’est une expérience qui ne m’a pas laissée idem, mais qui avec mon équipe, nous a aidés à y voir plus clair et nous affirmer sur le marché de la mode ivoirienne, voire africaine.

Buterfly Clothes
Buterfly Clothes

Aujourd’hui, cette expérience est en train de fixer ses racines, mais s’inscrit dorénavant dans une vision : conquérir le monde tel un empire. Nous ne le disons pas juste pour faire joli, mais c’est l’objectif que nous nous sommes fixés : Réussir à faire valoir comme nos pionniers, la culture et la mode africaine à chaque recoin du monde, en permettant à tous de s’habiller différemment mais remarquablement.» Révèle la fondatrice de cette marque qui enregistre déjà trois (03) employés.

Buterfly Clothes
Buterfly Clothes

Que dire de la collection qui pointe à l’horizon ?

La 5ème collection vient ainsi mettre fin à l’attente de la clientèle qui réclamait presque [im] patiemment les versions chemise-polo-pull-tee shirt-casquette-top (15-50 ans) de Buterfly clothes.

Buterfly Clothes
« AfroStyle », la nouvelle collection de Buterfly Clothes

Cette collection qui traduit la maturité du talent et des idées que cette jeune entreprise s’est efforcée a nourrir lui fera à coup sûr prendre ses marques sur le marché afin de contribuer à la valorisation de la culture Africaine. Il convient de noter que la qualité des vêtements ne cesse de s’améliorer grâce au réseau de professionnels avec lequel elle fait chemin.

Buterfly Clothes
« AfroStyle », la nouvelle collection de Buterfly Clothes

Être Buterfly, c’est soutenir les projets portés par les Jeunes, l’avenir du continent africain. Pour vos commandes, cliquez ici !

M.Z.


Réserve Naturelle de Dahliafleur, la dernière née des Réserves Naturelles

Comme la plupart de mon temps libre, le week end écoulé, j’étais à la découverte d’un nouveau site écologique. Cette fois-ci, avec une Amie accompagnée de ses Neveux à qui elle voulait offrir une balade pour les vacances. Après quelques hésitations, notre choix a été vite fait : La Réserve Naturelle de Dahliafleur, dont nous voyons toujours le panneau lorsque nous empruntons la voie qui mène à Bingerville (au feu tricolore du « Nouveau Goudron »).

Réserve Naturelle de Dahliafleur
Un panneau d’indication du site de la Réserve Naturelle de Dahliafleur, situé au feu tricolore du « Nouveau Goudron ». Crédit photo : M.Z.

Ayant plusieurs fois visité le parc national du Banco, pourquoi ne pas changer un peu ?

En route pour la Réserve Naturelle de Dahliafleur

Après une trentaine de minutes de route, nous sommes au cœur de la Réserve, où nous sommes très bien accueillis par de sympathiques et professionnels Agents de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR).

Réserve Naturelle de Dahliafleur
Ce qu’il reste de la guérite de la Réserve Naturelle de Dahliafleur. Crédit photo : M.Z.

L’un d’eux, visiblement le Chef Secteur, avec un air interrogateur, avança vers nous, accompagné d’un Commando forestier. « Bonjour Chef, désolé de vous déranger. Nous sommes là pour visiter le site. Est-ce possible ? Si oui, quelles en sont les conditions ? »

Notre premier interlocuteur nous assure qu’il n’y avait aucun problème à visiter la Réserve, avant de nous indiquer les conditions à remplir.

Réserve Naturelle de Dahliafleur
Le sympathique Q.G. de l’Equipe de gestion de la Réserve Naturelle de Dahliafleur. Crédit photo : M.Z.

Peu avant de suivre l’Agent mis à notre disposition pour la randonnée pédestre, s’approchant de nous, le Chef Secteur lança à notre endroit : « Vous venez de quel pays ? » – «  Nous sommes Ivoiriens et nous vivons ici en Côte d’Ivoire. », avons-nous répondu. Curieux de savoir la motivation de sa question, il nous confie que très rares sont les Ivoiriens qui s’intéressent à de tels endroits. « La plupart de nos visiteurs sont des Européens, notamment des Allemands », précise-t-il.

Dahliafleur, une Réserve frappée par la crise sociopolitique de 2002

Réserve Naturelle de Dahliafleur
L’un des bâtiments en ruine, en plein cœur de la Réserve Naturelle de Dahliafleur. Crédit photo : M.Z.

D’une superficie de 175 hectares, La Réserve Naturelle de Dahliafleur est un domaine public confié à l’Italien Barbeta, sur la base d’un accord tacite entre lui et Feu Félix Houphouët Boigny, en vue de gérer ledit espace pour la reproduction de fleurs. Selon cet accord, si pour des raisons quelconques, Barbeta n’arrivait plus à poursuivre son activité, le site devait revenir dans le patrimoine de l’Etat.

Réserve Naturelle de Dahliafleur
Une vue des tubes dans lesquels M. Barbeta conditionnait les pépinières des fleurs au sein de la Réserve Naturelle de Dahliafleur. Crédit photo : M.Z.

C’est ainsi qu’en 2001, après la mort de celui-ci, l’Etat récupère le domaine d’utilité publique de Dahliafleur dans son patrimoine.

Aujourd’hui, avec 148 hectares, la gestion de la Réserve Naturelle de Dahliafleur a été confiée à l’OIPR par Décret N° 2013-127 du 20 février 2013, faisant d’elle, la dernière née des Réserves Naturelles gérées par cette structure du Ministère en charge de l’Environnement.

Réserve Naturelle de Dahliafleur
Un panneau d’interdiction, dressé en plein cœur de la Réserve Naturelle de Dahliafleur. Crédit photo : M.Z.

De sa mise en valeur par Barbeta à la date de l’implication de l’OIPR, quelques superficies ont sautées, sûrement sous l’effet de l’urbanisation.

Dahliafleur, un paysage riche de sa biodiversité et attrayant

Du nord au sud, elle est séparée par la haute tension de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE), qui part d’Abidjan à Bingerville, et constitue l’une des principales servitudes de la Réserve.

Nous avons comme aménagements, la piste principale, faite en tunnel de Bambous, ensuite la piste pédestre, ornée de fleurs. Après quelques kilomètres de marche, les visiteurs peuvent apercevoir en bordure d’une mare, des oiseaux migrateurs. Une façade lagunaire splendide qui fait l’objet de sollicitations pour des pique-niques.

Réserve Naturelle de Dahliafleur
La façade lagunaire de la Réserve Naturelle de Dahliafleur. Crédit photo : M.Z.

La végétation de Dahliafleur est semblable à celle de la Forêt du Banco. A savoir une forêt dense sempervirente et une forêt subéquatoriale, avec des arbres qui peuvent avoir 30 à 35 mètres de hauteur, voire 50 mètres par endroits. On y trouve les essences telles que le Dabéma, les fromagers, pour ne citer que ces deux, sans oublier ses énormes lianes.

Au niveau des plantes horticoles, il y a le palmier royal, plusieurs espèces de Bambous (des bambous dont les diamètres sont importants et des bambous ordinaires).

Réserve Naturelle de Dahliafleur
Le Bambusa SP, un type particulier de Bambous de Chine, disponible au sein de la Réserve Naturelle de Dahliafleur. Crédit photo : M.Z.

Au niveau des animaux, en plus des civettes et gazelles,  l’on note la présence de crocodiles, varans, et bien d’autres reptiles.

Dahliafleur, un autre poumon vert de la ville d’Abidjan, à côté de la Forêt du Banco

Le rôle de cette forêt en pleine ville d’Abidjan, entourée des opérations immobilières consiste à permettre à toute la population de cet environnement de non seulement s’égayer, mais aussi et surtout, de préserver leur santé.

Captant le dioxyde de carbone émanant des véhicules et de la décharge d’Akouedo située à un kilomètre à vol d’oiseaux du site, Dahliafleur procure beaucoup d’oxygène à la population environnante. Ce qui limite les maladies respiratoires.

Ce site protège des érosions, le village Abatta Carrière qui est pratiquement vers la lagune.

« Si cette forêt là n’existait pas, Abatta aurait disparue… », Prévient le Colonel Zirignon Michel, Chef Secteur.

Réserve Naturelle de Dahliafleur
Les plus heureux, c’était les deux Petits Neveux pour qui cette balade était une occasion de prendre davantage conscience de l’importance des gestes écologiques. Crédit photo : M.Z.

Aujourd’hui, avec la gestion de l’OIPR, plusieurs projets allant dans le sens du renforcement de l’aménagement de Dahliafleur sont en cours. En attendant, vous y êtes invités dans le cadre d’activités de divertissement, des visites guidées d’éducation environnementale et pour les célébrations de mariages, baptêmes, etc.

Ensemble, œuvrons pour la promotion et la valorisation de notre riche patrimoine écologique.


PS : Merci au Colonel Zirignon Michel, Chef Secteur de la Réserve Naturelle de Dahliafleur, de nous avoir permis de recueillir ces précieuses informations.

M.Z.


Mandela Day 2018 à Abidjan : Tous mobilisés, sur les traces de Nelson Mandela

Le 18 juillet 2018, la Côte d’Ivoire, à l’instar de tous les pays du monde, n’a pas voulu rester en marge de la cérémonie commémorative du  centenaire de Feu Nelson Mandela, icône de la lutte anti-apartheid. A cet effet, l’Ambassade de l’Afrique du Sud en Côte d’Ivoire, en partenariat avec MTN Côte d’Ivoire, la Commune de Cocody et Rotary, a initié des actions citoyennes au sein de ladite commune, dans le cadre du Mandela Day 2018 à Abidjan.

Au menu, il y avait un planting d’arbres, le ravalement des façades des locaux du centre de santé communautaire urbain de la Riviera Palmeraie, et le don d’équipements de connexion Wi-Fi à l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC).

Une mobilisation réussie…

Mandela 2018 à Abidjan
Une vue des participants au Mandela Day 2018 à Abidjan, au cours de la cérémonie de lancement. Crédit photo : M.Z.

En présence d’organismes internationaux basés en Côte d’Ivoire, notamment la Banque Africaine de Développement (BAD), des Missions diplomatiques, d’entreprises, de la jeunesse communale de Cocody, des représentants du Ministère de la Culture et de la Francophonie, des Chefs traditionnels, de Madame Laurent Dona Fologo, de volontaires et de bien d’autres illustres invités, la cérémonie démarra par l’exécution de l’hymne national de l’Afrique du Sud et de la Côte d’Ivoire.

Ensuite, l’occasion fut donnée au Doyen Tchimou, porte parole de la Chefferie d’Anono (village Ebrié à Cocody, Abidjan), de procéder à une séance de  libation en vue de solliciter la bénédictin des ancêtres.

Des allocutions marquant un engagement en faveur du changement voulu par Nelson Mandela

Du Maire de la commune de Cocody au Chargé d’Affaires de l’Ambassade de l’Afrique du Sud en Côte d’Ivoire, en passant par la représentante du Rotary, Madame Marie Irène Richmond, tous ont été unanimes qu’il s’agit d’une célébration qui appelle à agir et à inspirer le changement au nom de Nelson Mandela.

Selon Monsieur N’Goan Aka Mathias, Maire de la commune de Cocody, l’intérêt porté par sa Municipalité à cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Cocody cité verte, puits de carbone », dont il est porteur. « Un habitant de Cocody, un arbre, afin d’enrichir Cocody de plusieurs arbres de 2018 à 2030. » a-t-il souhaité.

L’opération de planting d’arbres à Cocody, aux abords du boulevard de France

Mandela Day 2018 à Abidjan
Les abords du boulevard de France ayant bénéficié du planting d’arbres. Crédit photo : M.Z.

Mes contraintes du jour ne m’ayant pas permis de prendre part à toutes les étapes de la célébration, j’ai été cependant, particulièrement heureux de participer au planting d’arbres, en compagnie de plusieurs volontaires et acteurs de la protection de l’environnement en Côte d’Ivoire.

Mandela Day 2018 à Abidjan
Là se trouve mon arbre ! 🙂 Crédit photo : M.Z.

Les unes après les autres, les autorités présentes ont fait leur part, manifestant ainsi leur volonté d’assurer aux populations ivoiriennes un cadre de vie sain.

Mandela Day 2018 à Abidjan
Le Maire de la commune de Cocody effectuant son planting au Mandela Day 2018 à Abidjan. Crédit photo : M.Z.

Le Mandela Day, un appel mondial à l’entraide et aux actions citoyennes

Nelson Mandela a consacré 67 ans de sa vie à améliorer celle des autres. A cet égard, les Nations Unies, en novembre 2009, ont décrété le 18 juillet, journée internationale Nelson  Mandela en reconnaissance à ses valeurs et à son dévouement au service de l’humanité. A cet égard, chacun de nous est invité à donner 67 minutes de son temps au service de la communauté. Le 18 juillet 2018, nous en avons donné un peu plus, et c’est bien mérité !

M.Z.


Sommet Climate Chance Afrique : Au delà des travaux, une fenêtre ouverte sur Abidjan

Une rencontre en cache très souvent une autre. Le Sommet Climate Chance Afrique qui s’est tenu du 28 au 29 juin 2018 à Abidjan n’a pas dérogé à la règle. Non seulement il a réussi l’exploit de réunir plus de 600 acteurs non-étatiques de 41 nationalités, dont 27 du continent africain, engagés pour l’environnement et la lutte contre le changement climatique; mais il a aussi permis à plusieurs de découvrir Babi (Abidjan) et ses mille et une merveilles, sur fond de nouvelles collaborations et de nouvelles amitiés. Laissez-vous emporter vers cette fenêtre ouverte sur Abidjan !

fenêtre ouverte sur Abidjan
Rue du Plateau, Abidjan. En route pour les travaux, malgré la pluie. 🙂 Crédit photo : E.L.

De Bassam à la Forêt du Banco, en passant par le Plateau et Cocody, les jeunes issus de la délégation de l’Office Franco Québecois pour la Jeunesse (OFQJ) et Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ) ne se sont pas faits prier pour emporter dans leur mémoire des souvenirs qui leur permettent de maintenir le pont entre la Côte d’Ivoire et leurs pays respectifs.

Tout débute par une visite éclair à Grand-Bassam

Il est environ 2 heures de l’après-midi, le lundi 25 juin, lorsque je reçois un message. L’expéditrice, Elizabeth, est la première participante de la délégation de l’OFQJ à fouler le sol ivoirien, et elle n’a aucunement l’intention de perdre du temps. Méticuleuse comme la plupart des membres de ladite délégation dont je fais partie, elle a déjà la « feuille de route » de son séjour à l’esprit : « En marge du Sommet, je dois visiter Bassam, le Marché d’Adjamé ou le marché artisanal de Marcory, la Cathédrale du Plateau, le Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire… » Le programme s’annonce déjà très dense.

fenêtre ouverte sur Abidjan
Marché Artisanal CAVA, Abidjan, Commune de Marcory. Crédit photo : E.L.

Il faut donc mettre à profit chaque minute dont nous disposons afin de visiter le maximum des sites. Après un quart d’heure d’échanges, la décision est prise : Yannick, un sympathique collègue, propose de nous prendre à bord de son véhicule pour se rendre ensemble à Bassam.

En moins d’une heure, nous y sommes. Elizabeth a le temps de contempler la mer et même de profiter de ses vagues.

fenêtre ouverte sur Abidjan
Plage de Bassam. Crédit photo : E.L.

Dès le retour à Abidjan, nous faisons escale dans la communauté villageoise de Blockauss. Là, les beaux restaurants en bordure de lagune ne laissent pas notre hôte indifférente. Elle est visiblement heureuse de ces rapides heures enivrantes qui agrémentent allègrement son séjour.

fenêtre ouverte sur Abidjan
Restaurant en bordure de lagune, à Abidjan, village de Blockauss. Crédit photo : E.L.

Sa sympathie et son dynamisme exceptionnel nous captivent, mon collègue et moi. Il faut lui trouver un nom à l’Ivoirienne : « AYA* ! On va t’appeler AYA ! ». Et lorsqu’elle s’interroge sur la signification de ce nom, pour garder le suspense, promesse est faite de lui en parler plus tard. 🙂

Derrière le Sommet Climate Chance Afrique, il y a aussi des Abidjan by night

L’astuce a été bien trouvée : elle permet aux participants des délégations OFQJ & LOGIQ de se faire une opinion de la ville d’Abidjan, dont les nuits chaleureuses dans des zones comme l’allocodrome de Cocody et la Riviera 2 sont l’une des caractéristiques. Comme une belle petite famille, nous nous retrouvons à ces endroits là pour dîner ensemble et partant, renforcer nos liens. Au menu : poulets braisés, poissons braisés, choukouya* de poulet, alloco*, escargots braisés… la bonne humeur aussi – sans compter les bières locales et le vin local.

fenêtre ouverte sur Abidjan
Abidjan By Night, Allocodrome de Cocody Riviera 2. Crédit photo : E.L.

Pour le plupart d’entre eux, c’est l’occasion de découvrir l’attieke* et sa saveur. Comme on le dit en Côte d’Ivoire, « Vraiment, on a mis Abidjan sur un pied ! » :).

Il y a également les nuits longues de l’hôtel où nous étions hébergés

Plutôt que de monter dans nos chambres respectives pour nous reposer après des journées de travail très chargées, on s’est parfois retrouvés dans le hall de l’hôtel pour papoter durant plusieurs heures. J’ai encore en mémoire ce jour où décidément, une faim collective s’est emparée de nous, parce que nous n’avons pas eu le temps d’aller dîner au restaurant. Il fallait nous mobiliser pour la combattre jusqu’à son dernier retranchement. 🙂

fenêtre ouverte sur Abidjan
Dans notre Q.G., 🙂 à l’Hôtel, à Abidjan, Commune du Plateau. Crédit photo : M.K.

Ce jour là, chacun a apporté ce qu’il avait en réserve en chambre, en vue de constituer notre « arsenal alimentaire ». Soudain, une surprise ! Un plateau de fruits nous est servi. Je dis Merci au passage à la gentille personne qui en a eu l’initiative ! Elle se reconnaîtra. Merci également à Ibrahim pour le paquet de viande séchée venu tout droit du Niger. C’était vraiment super !

Et ce n’est pas tout ! Nous avons gardé le meilleur pour la fin, à travers une visite effectuée au Parc national du Banco, une forêt luxuriante de 3574 hectares dressée en plein cœur d’Abidjan. Les absents ont eu tort ! Mouna et Marie-Eve pourront vous dire comment c’était génial !

fenêtre ouverte sur Abidjan
Mouna, Marie-Eve et moi en plein cœur du parc national du Banco. Crédit photo : M.Z.

Le Sommet Climate Chance Afrique n’a pas qu’accouché de bonnes résolutions pour le renforcement du combat des acteurs non-étatiques contre le changement climatique. Il a aussi accouché d’une famille de jeunes acteurs engagés pour le Climat !


*AYA : Aya est un prénom akan (groupe de peuples du Ghana et de Côte d’Ivoire). Il s’applique à une fille née le vendredi chez les Baoulé, un groupe ethnique du centre du pays. Le prénom correspondant pour les garçons est Yao.

*Choukouya : Viande braisée vendue sur le marché ou sur le bord du trottoir.

*Alloco : L’alloco ou alloko sont des bananes plantain frites que l’on trouve dans toute l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

*Attieke : L’attiéké est l’un des mets ivoiriens qui traverse les frontières. Fait à base de semoule de manioc, c’est un couscous traditionnel prisé de tous les Ivoiriens et des amis du pays.

M.Z.


L’essentiel à savoir sur le centre de transfert des déchets d’Anguédédou

Les Grecs ont eu raison trop tôt de dire «Ce qui menace les Hommes, ce n’est pas l’ignorance, c’est l’ignorance de l’ignorance parce qu’elle bloque le désir de savoir et donc la dynamique de la connaissance.» Conformément à ses engagements internationaux en matière de lutte contre les effets du changement climatique et soucieux du bien être des populations ivoiriennes, l’Etat de Côte d’Ivoire a décidé de construire un centre de valorisation et d’enfouissement technique et plusieurs centres de transfert des déchets dont celui d’Anguédédou (Est d’Abidjan).

Malheureusement, face à un si noble projet qui sera d’ailleurs le premier cas dans la sous région et dont tout ivoirien normal devrait être fier, il existe encore des citoyens qui, sans doute nostalgiques des salles de spectacles, s’investissent dans la désinformation, voire l’intoxication – ce qui est peut être même pire que la « décharge » dont ils redoutent la présence…

Dans la foulée, le Ministère de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable (MINSEDD) avec à sa tête le Ministre Anne Désirée Ouloto, a effectué une visite de terrain sur le site avec une délégation de journalistes, afin d’apporter la bonne information aux populations ivoiriennes. J’ai eu le privilège d’en faire partie. A l’issue de ladite visite, permettez-moi de partager avec vous, l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur le centre de transfert d’Anguédédou.

centre de transfert des déchets
Le Ministre, sur le site du centre de transfert des déchets. Crédit photo : MINSEDD

Ce que n’est pas le centre de transfert d’Anguédédou

Non, Anguédédou n’est pas un Akouedo* bis !

Anguédédou n’est ni une décharge sauvage, ni une décharge contrôlée !

Anguédédou ne représente aucun risque pour l’environnement et la santé des populations !

Anguédédou n’est pas une poubelle !

Anguédédou n’est pas la gâchette d’une arme appuyée par le gouvernement ivoirien et orientée vers les riverains du site.

Centre de transfert des déchets
Les ouvriers en plein travaux sur le site du centre de transfert des déchets. Crédit photo : MINSEDD

Ce qu’est le centre de transfert Anguédédou

Sachez tout de suite que Anguédédou n’a rien à voir, alors là, ab – so – lu – ment rien à voir avec Akouédo. Quand on ne sait pas, on demande !

Le centre de transfert d’Anguédédou sera géré par ECO EBURNIE et ECOTIS SA, des entreprises sérieuses et internationalement reconnues. ECOTIS SA aura d’ailleurs son siège sur le site avec toutes les commodités nécessaires pour les 2000  employés. C’est à croire que ECOTIS SA et son prochain personnel aspirent soigneusement à un suicide collectif !

Anguédédou permettra une gestion moderne et industrielle des ordures ménagères et assimilées de la capitale économique ivoirienne et ses environs.

Anguédédou révolutionnera le système de gestion des déchets en Côte d’Ivoire en permettant aux populations de vivre autrement avec leurs déchets.

Anguédédou est un site intermédiaire qui permettra de transvaser les déchets collectés dans de grands conteneurs de 30 mètres cubes sans contact humain, pour une durée de 24 heures avant de les acheminer au centre d’enfouissement technique de Kossihouen.

À Anguédédou , les installations seront faites de sorte que les déchets ne touchent pas le sol.

Centre de transfert des déchets
Une vue de la future présentation du quai de déchargement du Centre de transfert des déchets. Crédit photo : MINSEDD

Quand notre statut nous donne une certaine influence sur le public, il faut s’en servir pour impacter positivement les populations, et non verser dans la désinformation. Le Centre de Transfert d’Anguédédou sera construit conformément aux standards et normes internationaux. Arrêtons de nous faire peur et soutenons les bonnes actions du gouvernement.


*Akouedo : Du nom du village qui abrite la plus grande décharge sauvage d’Abidjan

M.Z.


Les jeunes engagés pour le Climat se retrouvent à Abidjan, au Sommet Climate Chance Afrique

Après les 8ès Jeux de la Francophonie, le Sommet UE-UA et bien d’autres rencontres de grande envergure, Abidjan, la Capitale économique de la Côte d’Ivoire abritera dans quelques heures, un événement tout aussi important, mais cette fois-ci, dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques : Le Sommet Climate Chance Afrique 2018, puisque c’est de lui qu’il s’agit, permettra de rassembler les acteurs majeurs du continent autour d’une dizaine d’ateliers sur des thématiques spécifiques. Ceux-ci se résument en trois principaux objectifs.

Sommet Climate Chance Afrique
Avancée de la mer à Lahou Kpanda, une localité du sud-est de la Côte d’Ivoire, véritable symbole de l’érosion côtière. Cette image parle d’elle même. Crédit photo : M.Z.

Les objectifs du Sommet Climate Chance Afrique 2018

Co-organisé par l’association Climate Chance et l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), ce rendez vous déterminant en faveur du Climat se donne comme objectifs de :

  • Rassembler les acteurs non-étatiques africains dans leur diversité, et faire un point d’étape sur l’action climatique non-étatique en Afrique.
  • Travailler sur des feuilles de route africaines sectorielles et opérationnelles, faisant le lien entre les enjeux climat et développement, faisant une place importante aux enjeux forts d’adaptation du continent, proposant de faire le lien entre les fonds climat et les acteurs de terrain et impliquant les acteurs non-étatiques africains dans leur diversité.
  • Délivrer les messages communs, priorités d’action, engagements, propositions concrètes et recommandations des acteurs non-étatiques d’Afrique sur les enjeux climat, à porter dans les différents événements de l’agenda international climat, avec un focus sur l’accès aux financements.

L’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse, toujours au rendez vous

Générateur d’opportunités et révélateur de compétences, l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse (OFQJ) accompagne chaque année des milliers de jeunes, notamment Français de 18 à 35 ans dans la réalisation de leur projet professionnel au Québec. Dans le cadre de ce Sommet, il soutient la participation de dix jeunes impliqués dans la lutte contre les changements climatiques en Afrique francophone.

J’ai le privilège de faire partie de ces heureux sélectionnés, avec qui je partagerai quatre nuits dans un hôtel de la place et sûrement de belles expériences du 26 au 30 juin.

Un programme alléchant

En plus des séances plénières, nous aurons entre autres, une table ronde jeunesse organisée par l’Institut de la Francophonie et du Développement Durable (IFDD) au Bureau du Québec à Abidjan, une Soirée de Gala du Sommet, et bien d’autres surprises. Surtout qu’Abidjan est une ville pleine de belles surprises !

Et passer quelques jours avec de dynamiques jeunes qui œuvrent activement à la protection de l’Environnement dans leurs pays respectifs, à travers la lutte contre le réchauffement climatique ne peut qu’être une expérience à la fois exaltante et enrichissante.

Un petit zoom sur quelques profils

1- Adrien Weben

27 ans, titulaire d’une Licence de Géographie et d’un Master en Urbanisme, Adrien est de nationalité française. Il fonde en 2015 l’association Horizons Urbains qui promeut l’échange des pratiques et savoirs entre professionnels de l’urbanisme.

Sommet Climate Chance Afrique
Adrien Weben. Crédit photo : avec son aimable autorisation

En 2016, il rejoint le mouvement de la jeunesse pour l’Eau et le Climat. Son expérience en urbanisme lui donne une approche particulière des questions environnementales et climatiques. De nombreux voyages en Europe et en Asie lui ont permis d’observer différentes pratiques des acteurs de l’urbanisme face aux questions environnementales. Il  a déjà participé aux précédentes éditions de Climate Chance avec l’OFQJ pour le mouvement « La jeunesse pour l’Eau et le Climat ».

2- Marianne Azehoun

Titulaire d’un Master en Environnement Eau et Santé,  obtenu au sein de la Chaire UNESCO et ayant pour thème «Femmes et gestion raisonnée de l’Eau en Afrique de l’Ouest», Marianne est Hydrogéologue de formation. Les questions liées à la préservation des ressources naturelles ont toujours été un centre d’intérêt pour elle. De nationalité béninoise, elle est membre de plusieurs organisations de jeunes dont la « Représentation Nationale du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l’eau » au Bénin et de l’Equipe nationale d’inventaire des Gaz à Effet de Serre (GES).

Climate Chance Afrique
Marianne Azehoun. Crédit photo : avec son aimable autorisation

3-  Kabirou Ibrahim Dan Bariah

Je l’appelle déjà affectueusement et virtuellement « Voiz ». Il est Nigérien, Ingénieur Agro-Environnementaliste spécialisé en protection de l’Environnement et amélioration des systèmes agraires sahéliens. Il est membre de «En Avant pour un Développement Propre et Durable» (EADPD) et de plusieurs réseaux et associations de jeunes au Niger et à l’international. Ancien volontaire International de Réciprocité en France, il a participé à la COY11*.

Sommet Climate Chance Afrique
Kabirou Ibrahim. Crédit photo : avec son aimable autorisation

Par ailleurs, il a bénéficié du programme des Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ) pour la mobilité de jeunes de l’Afrique subsaharienne au Québec dans le cadre du Colloque international sur la Sécurité Alimentaire et la nutrition à l’heure de changement climatique.

4- Elizabeth Laval

De nationalités canadienne et française, Elizabeth est Environnementaliste, passionnée de politique, engagée pour la justice sociale. Elle commence à collaborer avec Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ) dans le cadre du projet de la jeunesse francophone pour l’Eau, organisation avec laquelle elle fait sa première expérience auprès de l’OFQJ, dans le  cadre de la COP21. Parallèlement à cela, elle est Consultante internationale pour la FAO, en qualité de Spécialiste en changements climatiques.

Sommet Climate Chance Afrique
Elizabeth Laval. Crédit photo : avec son aimable autorisation

5-  Michèle Désirée Okala

Camerounaise, âgée de 30 ans, Michèle est Doctorante en Relations Internationales, spécialisée dans la coopération en matière d’Eau. Elle  coordonne le Réseau Eau et Climat des organisations de jeunes d’Afrique Centrale (RECOJAC).

Sommet Climate Chance Afrique
Michèle Okala. Crédit photo : avec son aimable autorisation

Elle a travaillé au niveau international avec le Parlement Mondial de la Jeunesse pour l’Eau et occupe actuellement le  poste de Secrétaire Adjoint au sein de l’Association Jeunesse pour l’Eau et le Climat.

6- Minjung Kim

Sud-Coréenne, elle réside en permanence en France pour finir ses études en Linguistique. Intéressée par les questions environnementales depuis toujours, elle découvre le mouvement de la Jeunesse pour l’Eau et le Climat en 2017. Partageant les valeurs et les objectifs du mouvement, elle décide alors de traduire le Livre Blanc en coréen afin de diffuser le message en Asie. Elle participe à l’assemblée générale fondatrice de l’association Jeunesse pour l’Eau et le Climat en Juin pour concrétiser son engagement et devient la secrétaire de l’Association Jeunesse pour l’Eau et le Climat.

7- Chambon Mouna

De nationalité française, Mouna est étudiante en Master de géopolitique à  l’Université Paris1 Panthéon-Sorbonne. Au cours de son parcours académique, elle s’est intéressée à l’impact du changement climatique sur les sociétés humaines et à la notion de justice climatique. Elle a ainsi réalisé un projet de recherche sur le lien entre genre et changement climatique au Vanuatu en 2016. A la suite de ce projet, elle a rejoint l’ONG CliMates, un think tank international sur les enjeux jeunesse et climat, au sein duquel elle a créé la section «genre et changement climatique». Mouna a déjà participé à la COP 22 à Marrakech et au Sommet Climate Chance à Agadir avec l’OFQJ.

AKWABA à toutes et à tous, et bon Sommet !


*COY11 : Une Conférence de la Jeunesse (COY pour Conférence of Youth en anglais) permet chaque année à des jeunes du monde entier de se rassembler avant la Conférence des Parties organisée par l’ONU.

M.Z.


L’OIPR organise un tournoi de maracana au sein du Parc national du Banco

Dans le cadre de la célébration de la Quinzaine Nationale de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable (QNSEDD), un tournoi de maracana doté du trophée Anne Désirée OULOTO a été organisé le samedi 16 juin par l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) au sein de la forêt du Banco.

Camion podium utilisé pour la sensibilisation des populations. Crédit photo : M.Z.

Cette 6me édition fut encore une fois l’occasion pour cette structure en charge de la gestion des parcs et réserves en Côte d’Ivoire, de sensibiliser le public sur l’importance que représente ce patrimoine écologique, fort de ses 3474 hectares.

Haut lieu touristique et sanctuaire de la Biodiversité en Côte d’Ivoire, ce site est malheureusement méconnu des populations. Pourtant, on ne le dira jamais assez, le Parc national du Banco est le poumon vert de la ville d’Abidjan. Un véritable réservoir d’oxygène auquel nous dévons l’atténuation de la pollution atmosphérique. Une fois à l’intérieur, loin du vacarme urbain, vous êtes sûrs de respirer de l’air de qualité.

Chaque fois que j’en ai l’occasion, je tiens à partager la beauté de cette imposante forêt  située en plein cœur de la capitale économique du pays. Plutôt que de véhiculer des informations dont la plupart tirent leurs fondements de rumeurs, de croyances populaires, d’intoxication, j’invite chacun à apprendre à mieux connaître cette richesse environnementale dont dispose la Côte d’Ivoire.

Une vue des Supporters. Crédit photo : M.Z.

L’ OIPR le fait si bien à travers ce tournoi qui a mis en scène 10 équipes : celle du Ministère de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable (MINSEDD), de l’Agence Nationale de l’Environnement (ANDE), de l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANAGED), de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI), de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), de Coco-Base de la Riviera Palmeraie, des Amis Sportifs, du Club des amis du Maracana et de  l’Association des Ivoiriens Anciens stagiaires et boursiers de l’Agence Coréenne de Coopération Internationale (AIA-KOICA).

La pluie qui s’est abattue sur le Parc n’a aucunement freiné l’ardeur des différentes équipes. Comme quoi, le Parc national du Banco, loin d’être un « nid d’agresseurs » comme certains tentent de le faire croire, vous offre un excellent cadre de divertissement, tout en contemplant la beauté de la nature et l’urgence qu’il y a de la préserver pour nous et les générations futures.

Il est bon de noter que le trophée est revenu à l’équipe Coco-Base de la Riviera Palmeraie.

Ici, les vainqueurs du trophée manifestent leur joie avec à leur tête, Eric Patron, capitaine de l'équipe. Crédit photo : M.Z.

Une victoire « entachée » par les impressions de certains participants se doutant de l’impartialité de l’arbitre, l’équipe du MINSEDD occupant quant à elle, le deuxième rang.

M.Z.


Je m’engage à combattre la pollution plastique, et vous ?

Depuis 1974, le 5 juin est la journée mondiale de l’Environnement. Cette année, le thème est le suivant : « Combattre la pollution plastique ». Cette journée est l’occasion de réfléchir aux différents problèmes environnementaux, l’objectif est d’apporter des solutions concrètes et durables pour le bonheur des générations futures.  Une phrase pourrait résumer l’esprit de cette journée : comme l’a si bien dit la « citoyenne de la Terre » (la Norvégienne Gro Harlem Brundtland« La terre ne nous appartient pas, nous l’héritons de nos ancêtres et nous l’empruntons à nos enfants ».

C’est important de souligner le devoir qui nous incombe : préserver notre environnement contre toute forme d’atteinte, dont l’une des plus nuisible est aujourd’hui la pollution plastique. Et ne nous embarrassons pas de fioritures, la situation est réellement alarmante.

Un constat préoccupant…

Ces dix dernières années, nous avons produit plus de plastique que depuis les années 1930 (quand le plastique a été créé)  ! C’est dire l’ampleur que le plastique a pris dans nos vies !

Savez-vous par exemple combien de sacs en plastiques vous utilisez personnellement chaque année ? Non ? Vous n’avez pas fait le calcul ? Au niveau mondial, le calcul a été fait : chaque année, nous utilisons jusqu’à 5 billions (5.000 milliards) de sacs en plastique. Ca ne vous parle pas beaucoup ? Cela correspond à  presque 10 millions de sacs plastiques par minute !

Chaque année un million de bouteilles en plastique sont achetées chaque minute dans le monde. En 2016, 480 milliards de bouteilles en plastique ont été vendues  ! Chaque année, 17 millions de barils de pétrole sont utilisés pour la production de bouteilles d’eau en plastique.

50% du plastique que nous utilisons est à usage unique ou jetable.
Ainsi, chaque année, jusqu’à 13 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans les océans, faute d’être recyclés. Si nous ne changeons rien, en 2050, on trouvera plus de plastique dans les océans que de poissons. La quantité de plastique qui finit dans les océans est suffisante pour faire l’équivalent de quatre fois le tour de la Terre en une seule année, et peut persister dans l’environnement jusqu’à 1000 ans avant de complètement se désintégrer.

Le plastique représente 10% de tous les déchets générés. Aujourd’hui, près d’un tiers des emballages en plastique que nous utilisons échappent aux systèmes de collecte et finissent par polluer notre environnement.

En Côte d’Ivoire, ce sont plus de 200 000 tonnes de sachets plastiques qui sont produits chaque année par les industries. La quasi-totalité des déchets plastiques sont abandonnés çà et là dans la nature, obstruant et dégradant les ouvrages d’assainissement et de drainage.

Pourtant…

La thématique de la préservation et valorisation des océans et des mers est l’objectif n°14 des 17 Objectifs de développement durable (ODD) adoptés en 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies.

L’objectif 14 de Développement Durable, affirme que notre eau de pluie, notre eau potable, notre météo, notre climat, nos côtes, une grande partie de notre nourriture, et même l’air que nous respirons… tous sont alimentés et régulés par la mer. Aussi, tout au long de l’histoire, les océans et les mers ont été essentiels pour le commerce et le transport. Plus de 3 millions de personnes dépendent de la biodiversité marine et  côtière pour subvenir à leurs besoins.

Une pollution qui menace la vie marine et humaine

Chaque année, les tonnes de plastique qui finissent dans les océans, causent la mort de 100.000 mammifères marins. 40% des océans du monde sont fortement touchés par les activités humaines, y compris la pollution, l’épuisement des ressources halieutiques et la disparition des habitats côtiers.

Des sacs plastiques ont été retrouvés sur le sommet du mont Everest, sur les calottes polaires et dans les endroits les plus profonds de l’océan.

En ce qui concerne la santé humaine, la consommation d’espèces animales ayant ingéré du plastique provoque chez l’être humain des problèmes digestifs importants et est à l’origine de certains cancers selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

En Côte d’Ivoire, n’est pas rare d’observer ces déchets plastiques dans les villes, les marchés, les zones rurales, les berges lagunaires et côtières. Pourtant, notre pays a pour but d’être émergent à l’horizon 2020,  dans moins de 2 ans !

Il est plus que jamais temps de joindre l’action à la réflexion

Pour ce faire, à travers l’excellente initiative de l’association No plastic in my sea,  j’ai décidé de partager avec vous les gestes que je compte intégrer définitivement dans mes habitudes :

1. Les pailles en plastique : Boire avec une paille en plastique ? Quel intérêt ? Ça fait peut être chic, mais je les trouve complètement inutiles. Tu achètes même du jus de « bissape », on te tend une paille en plastique… Vous ne me verrez plus utiliser cet objet en plastique qui se retrouvera ensuite dans les océans pour des dizaines d’années. Je vous encourage à en faire autant. Des actions sont d’ailleurs menées dans plusieurs pays pour son interdiction, tant les pailles en plastiques polluent nos océans. C’est le cas du gouvernement britannique qui prévoit d’interdire les pailles (et les cotons tiges en plastique) d’ici fin 2018. Un exemple qui devrait nous interpeller.

 

 

2. Les bouteilles de « sucrerie » en plastique : Je m’engage à ne plus acheter ce types de bouteilles de « sucrerie », en privilégiant les bouteilles  en verre. Les bouteilles en plastique se sont imposées  dans les années 60 -70, mais elles n’existaient pas auparavant et ça ne manquait à personne !

3. Les verres jetables : Inutile d’insister si vous me proposez une boisson dans un verre jetable. Ce serait peine perdue : inévitablement  je  refuserai poliment. Et si vous commenciez apporter un verre ou une tasse à café réutilisable au bureau ?

4. Sacs plastiques : Cela fait un peu plus d’un an que je garde toujours avec moi un sac de type biodégradable, surtout lorsque je dois faire des emplettes. Il me permet d’éviter la pollution plastique.

 

 

 

 

 

5.Amoureux de la nature, j’encourage toute personne désirant participer à mes balades dans la nature, en bordure de mer, à se conformer à mes engagements… et assurez vous de ne pas être en possession de sacs plastiques si l’idée vous venait de faire un tour chez moi !Et vous, quel sera votre engagement durant le #noplasticchallenge ?

Engageons-nous à #CombattreLaPollutionPlastique, afin d’agir  pour la bonne préservation de l’environnement, mais aussi et surtout, pour conserver les ressources marines dont nous dépendons pour notre avenir.

M.Z.