Archives pour l'étiquette Université Senghor

L’université Senghor d’Alexandrie, en Egypte, une expérience à vivre

La vie que nous menons n’est rien d’autre qu’une suite d’expériences. Soit bonnes, soit mauvaises. Le plus important étant d’en tirer des leçons pour l’avenir et pour une meilleure construction de notre personnalité. Garder par-devers moi cette expérience serait faire preuve de méchanceté intellectuelle, d’un égoïsme scientifique. J’ai donc décidé de la partager avec vous.  Il s’agit d’un bref regard sur mes deux années passées au sein de l’université Senghor d’Alexandrie, en Egypte.  Créée en 1989, c’est une Université de langue française reconnue d’utilité publique internationale et opérateur direct des Sommets de la Francophonie. Elle offre depuis maintenant plus de 20 ans, des formations pluridisciplinaires et pluri-thématiques consacrées au développement durable dans un contexte de mondialisation.

Le début d’une aventure Continuer la lecture de L’université Senghor d’Alexandrie, en Egypte, une expérience à vivre

Université Senghor d’Alexandrie : Une Rentrée inaugurale sur fonds de signature d’Accord de partenariat

10716172_760679363978470_869506623_nFidèle à sa tradition, c’est sur un fond d’ambiance de retrouvailles que l’Université Senghor d’Alexandrie en Egypte a célébrée ce 21 septembre 2014 la rentrée inaugurale du Master 2 de sa XIVeme promotion dans la salle de conférence « Paul Desmarais » et ce, en la présence de plusieurs personnalités du monde politique, diplomatique et universitaire.

En sa qualité de premier responsable de l’Université Senghor, le Professeur Hassan Nadir qui naturellement fût le premier à prendre la parole a introduit son allocution par un mot de bienvenue à ses illustres invités dans la ville perle des Méditerranées avec son phare qui fait d’elle une merveille du monde. Pour le Président de l’unique Université de la Francophonie, la ville d’Alexandrie est un centre industriel avec 40% des industries de l’Egypte. C’est ce pays qui, malgré la crise sociopolitique due à la récente révolution et la lutte contre le terrorisme retrouve peu à peu sa stabilité.

Le premier intervenant à cette cérémonie solennelle en veut pour preuve l’élaboration du projet de construction du canal de Suez pour lequel 64 milliards de Livres Égyptiennes (LE) ont été mobilisés en un temps record. C’est d’ailleurs l’assurance suscitée par cette stabilité remarquable ainsi que la qualité des formations dispensées par cette prestigieuse Université qui constituent les principales causes de la motivation des cadres africains à séjourner au bord du Nil, renchérit le Président. En outre, le Professeur Hassan Nadir, lors de son allocution, a annoncé, à la satisfaction générale de l’assemblée, la signature d’un Accord entre l’Université Senghor d’Alexandrie et l’Université de Szeged, en Hongrie. C’est par une note d’encouragement à l’endroit de l’ensemble des Etudiants qu’il mit fin à son allocution.

Le deuxième intervenant fût Son Excellence Abdel Aziz, Représentant du Président de la République Arabe d’Egypte au Conseil Permanent de la Francophonie. Selon lui, l’Université Senghor d’Alexandrie reflète les valeurs de solidarité et de fraternité si chères à la Francophonie. « Nous sommes convaincus que la Francophonie joue toujours un rôle essentiel pour soutenir les pays en voie de développement… », affirme-t-il. Ce soutien est traduit de fort belle manière par l’Université Senghor pour répondre aux besoins des jeunes du continent. Au terme de son intervention, le Représentant du Président de la République Arabe d’Egypte n’a pas manqué de saluer la signature de ce nouvel Accord entre ces deux grandes institutions académiques.
Après lui, c’est au tour de M. Martonyi, ancien Ministre des affaires étrangères et Président du Conseil Universitaire Francophone (CUF) de Szeged de prendre la parole.

Saluant la signature de la convention de partenariat avec l’Université Senghor d’Alexandrie, il précise que celle-ci permettra d’accueillir un Campus Senghor au Centre Universitaire francophone de Szeged. Poursuivant ses propos, il révèle que la raison de cette signature est tout à fait naturelle, si bien qu’un point commun existe entre les deux Universités : le partage de la langue française. En vue d’étayer ses propos, il fait sien cette citation de Abdou Diouf issue de son discours prononcé à Paris le 11 décembre 2013 lors de la rencontre des trois espaces linguistiques : « La Francophonie œuvre aussi à l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations, et au rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle. » avant de conclure, « C’est dans un esprit d’échange ayant pour objectif l’enrichissement mutuel que l’Université de Szeged, classée parmi les 500 à 600 meilleures Universités du monde, signe cet Accord. »

Appelé à rejoindre le pupitre, le Ministre de la Justice de Hongrie, M. Laszlo Trócsányi après s’être attardé sur ses liens d’amitié avec le Recteur de l’Université Senghor d’Alexandrie a partagé cette réflexion : « Comment un Hongrois peut s’attacher à la Francophonie ?…En Hongrie, près de 200.000 habitants parlent le français mais ils ne se reconnaissent pas tous pour autant francophones, parce qu’être francophone, c’est partager les valeurs de la Francophonie. »

Cette brève intervention du Ministre de la Justice de Hongrie à laissé place à celle du Professeur Albert Lourde, Recteur de l’Université Senghor d’Alexandrie, dernier intervenant de la cérémonie. En sa qualité de militant actif de la Francophonie, il a mis l’accent sur ses valeurs et sur la place qu’occupe aujourd’hui l’Afrique au cœur de cette organisation internationale. Sous le regard attentif des invités et de ses Etudiants, il soutient que la Francophonie défend une cause universelle, un bien commun de l’humanité et le droit de chacun à garder son identité. Ensuite, il note que malgré cet élargissement de la Francophonie à toutes les régions du monde, l’Afrique constitue sa base, une Afrique qui incarne pour la Francophonie son passé, son présent et son avenir. Après les Campus Senghor de la Côte d’Ivoire, du Burkina, de Djibouti, de Perpignan, du Togo, du Maroc et un autre qui sera bientôt ouvert au Sénégal, l’Université Senghor est ainsi en voie d’atteindre son objectif consistant à former 10.000 cadres supérieurs africains pour les 10 prochaines années. C’est cette noble volonté qui justifie le projet d’externalisation de cette Université de langue française reconnue d’utilité internationale, avance M. Albert Lourde.

Parlant de la signature de l’Accord de partenariat, Monsieur le Recteur a exprimé la joie de l’Université Senghor de nouer des relations au cœur de l’Europe, avec cette Université hongroise au passé glorieux. Son allocution a également été marquée par des conseils adressés à l’ensemble des Etudiants et un mot de bienvenue à l’endroit des 18 nouveaux étudiants, ce qui fait remonter l’effectif actuel à 180 cadres en formation au sein de l’Université Senghor d’Alexandrie. Selon M. Albert Lourde, « L’Université Senghor, c’est l’ensemble de la communauté universitaire d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Notre devoir est donc de la préserver. Soyons tous ensemble à la hauteur de cette ambition. » C’est sur ces mots représentants un véritable appel à l’engagement pour la cause de la Francophonie que la cérémonie pris fin avec la signature de l’Accord entre l’Université Senghor d’Alexandrie et l’Université de Szeged.

Magloire ZORO
zoromag1@yahoo.fr