Présidentielle : le militant électeur et sa carte de «la dernière minute»

« Moi  je ne me presse pas, je vais attendre le dernier jour pour aller retirer ma carte. », « Je sais que ça là ils vont reporter, donc j’ai encore le temps. » Telles sont les pensées qui caractérisent malheureusement l’Ivoirien en période électorale.. Bien qu’il soit engagé dans un processus important, il reste la plupart du temps partisan de « la dernière minute », estime qu’il a tout le temps devant lui. Ce temps qui selon lui peut être élastique à souhait. Dans cet élan visant à étirer le temps, il est aidé par un complice de taille : certaines autorités étatiques, et non des moindres.

Image à titre d'illustration : des cartes d'électeurs attendant toujours leurs propriétaires
Image à titre d’illustration : des cartes d’électeurs attendant toujours leurs propriétaires

Des reports de délais dus à un manque de conviction

En Côte d’Ivoire, le report de délais est le propre de bon nombre d’institutions censées répondre aux besoins de leurs administrés. Un report dû en général à un déficit d’organisation des autorités concernées, entraînant de facto une quasi-absence d’engouement de la part de la plupart des usagers du service public. C’est le cas de ces nombreux citoyens ivoiriens qui peinent à retirer leurs cartes d’électeurs en vue du prochain scrutin. Si nous n’y prenons garde, ce phénomène de report risque de devenir culturel.

Soyons des Ivoiriens responsables en  allant voter

En effet, pour moi, un Ivoirien responsable et acteur de changement, c’est celui qui ne reste pas en marge de la vie sociopolitique de son pays. Pour ce faire, il a des priorités suivant une planification bien déterminée (inutile donc de s’inscrire dans une logique de « dernière minute »). Ce sens des responsabilités que chacun des Ivoiriens devrait privilégier est soutenu par le devoir civique de voter.

Ainsi, au-delà du simple geste anodin, le citoyen en âge de voter contribue de la sorte à transférer un mandat de représentation au candidat de son choix qui aura en charge les différentes préoccupations exprimées par les populations. En clair, dans le contexte qui est le notre, choisir délibérément de ne pas voter pour quelle que raison que ce soit, c’est ne pas savoir faire table rase du passé. Pourtant, la douleur causée par un certain passé nous permet de nous en inspirer afin de prendre désormais de meilleures dispositions, surtout que personne d’autre ne construira ce pays à notre place. Chacun a son mot à dire et sa pierre à apporter à l’édifice.

M.Z.

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